31.08.2010
Classement des champions télécom africains
Au premier abord, ça semble logique qu'on ne trouve pas les opérateurs de télécommunications africains aux premiers rangs des tops 250 entreprises africaines 2010, telles classées par le Groupe IC. Leurs absences dans les bourses locales et internationales l'explique bien.
Les sociétés sud-africaines sont en tête du tableau dans le secteur des télécommunications, suivie par le Maroc, l'Egypte, la Kenya, la Cote d'ivoire et la Zambie.
Mais une analyse détaillée des résultats révèle des développements intéressants.
Ainsi, et compte tenu de ce classement, le MTN Group (Afrique du sud) vient en tête de liste des opérateurs (également 5ème top entreprise africaine) avec une capitalisation boursière de 23,8 milliards de dollars. La société marocaine Itissalat Al Maghrib occupe le deuxième rang, (soit au 8ème en Afrique), avec 15,9 milliards de dollars.
L'égyptien Telecom Egypte arrive en 3éme position (classé 20ème top entreprise africaine) avec 5,7 milliards de dollars, suivi de son compatriote Mobinil -Egyptian Mobile Services (classée également 27ème) pour 4,1 milliards de dollars.
La cinquième place revient à Safaricom de la Kenya (39ème entreprise à l'échelle africaine) avec 2,7 milliards de dollars. L'ivoirien Sonatel occupe la 5ème place (44ème africain) avec 2,6 milliards de dollars. Ensuite c'est le tour au sud africain Telkom SA (55ème en Afrique) avec 2,4 milliards de dollars, suivie par Orascom Telecom Egypte (88ème africaine) avec 1,2 milliards de dollars.
Enfin nous trouvons le zambien Celtel (153ème à l'échelle du continent) avec 571 millions de dollars.
En Afrique du Nord , l'opérateur tunisien Tunisie Telecom a enregistré un Chiffre d'Affaire (CA) de l'ordre de1,1 milliard de dollars et Tunisiana a réalisé 651millions de dinars, le marocain Meditelcom a généré 622 millions de dollars, l'algérien OTA « Djezzy » un CA 1,8 milliard de dollars et Algérie Telecom a réalisé 0,8 milliards de dollars.
Dans la zone de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (Cemac), MTM Cameroun a enregistré un CA de 352,7 millions de dollars et Camtel (Cameroun aussi) avec 154,5 millions de dollars.
Pour ce qui est de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Sonatel (Sénégal) a réalisé un CA de 1,09 milliard de dollars, Onatel (Burkina Faso) a fait 188,7 millions de dollars, Orange CI (Côte d'ivoire) a généré un CA de l'ordre de 405,8 millions de dollars, MTN CI (Côte d'ivoire) avec un CA de 366 millions de dollars et CI Telecom (Côte d'ivoire) avec 248 millions de dollars comme CA.
10:40 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.08.2010
Baisse des couts de téléphone au Cameroun : baisse réelle ou stratégie de marché ?
Baisse des couts de téléphone au Cameroun : baisse réelle ou stratégie de marché ?
Depuis près d’un mois et demi, les usagers sont surpris par les offres de call box : « 20 cfa/58 mn et 25 cfa/58mn (de MTN à MTN) dans les points à forte densité de la population ». Ce phénomène récurrent dans notre cité nous amène à nous interroger sur le coût des appels téléphoniques au Cameroun.

Contexte.
De 400F CFA la minute de communication en 2001, elle est passée à 25 CFA F voire à 20F CFA la minute au niveau des calls box au Cameroun en 2010. Pourtant de façon formelle, les abonnés en base demeurent sous la barre de 3f/s (MTN à MTN) soit 180 f/mn et 3.5F/s (MTN # autre réseau) soit 210F/mn pour l’opérateur MTN. Orange quant à lui propose en tarification de base 89 F/min (Orange # Orange) et 110F/min (Orange # vers réseaux). De même, « Le prépayé » (voir tableau ci dessous demeure toujours prédominant avec une part de près 95% contre 5% pour le postpayé. Notre analyse porte sur le tarif par défaut Pay as you go Payback et Joker
| 5h - 21h 59 | vers Orange | vers autres réseaux | ||
| joker classique | 89 F/min | 110 F/ min | ||
| joker chrono | 3F/sec | 3,5F/sec | ||
| SMS | 50 Fcfa | |||
| Appels vers les numéros MTN | PSB | POP | PAYBACK* | MTN 99 | MTN ZONE |
| 6h :00 to 21h :59 | 3F/s | 80F/m | 150/130/110/90/m | 33F /20s | From 0.5F/s to 4F/s |
| 22 h:00 to 5h59 | 1F/s | 1F/s | 1F/s | 1F/s | 1F/s |
| Vers les autres opérateurs locaux | PSB | POP | PAYBACK | MTN 99 | MTN ZONE |
| Tarif permanent 24/24 et 7/7 | 3.5F/s | 200 | 200 | 33F/20s | 4F/s |
| Vers le reste du monde(vers le réseau MTN) | 200/m | 200/m | 200/m | 200/m | 200/m |
| Vers le reste du monde | 300/m | 300/m | 300/m | 300/m | 300/m |
Sources : http://www.orange.cm ,http://www.mtncameroon.net,
La première baisse des tarifs de téléphone mobile proposée au Cameroun a eu lieu en octobre 2001 après que MTN a eu un an d’existence et passé le cap des 100 000 abonnés. Puis après les 1000 000 abonnés en août 2005, MTN lance en septembre 2005 l’option tarifaire de la facturation dégressive (Pay Back).
Ayant visiblement consolidé ses investissements par l’atteinte du seuil de rentabilité à un million d’abonnés actifs, MTN a pu prendre des risques dans les options tarifaires. Conséquence, baisse des tarifs et refonte de l'offre Pay-As-You-Go en Mars 2006.
Selon MINPOSTEL dans le bilan de ses 12 mois au MINPOSTEL, « une baisse a été concédée en 2008. Cette baisse, essentiellement basée sur les bonus et les plages horaires, a été jugée insuffisante par les pouvoirs publics. Des instructions ont encore été données au régulateur pour demander aux opérateurs de faire mieux. Les négociations ont abouti à la baisse que nous connaissons aujourd’hui. Les appels sont sous la barre de 100 F CFA chez tous les opérateurs (information difficile à confirmer selon les données actuelles- voir supra).
En réalité, la principale caractéristique des marchés concurrentiels dans le secteur des télécoms est que, les opérateurs se basant sur la data miming (fouille des données) sont arrivés via les analyses à décrypter le comportement des consommateurs camerounais. De ce fait, dans le souci de préserver la structuration du marché en termes de part de marché ils rivalisent sur les plans tarifaires au point de perturber le consommateur qui se retrouve perdu dans la galaxie des offres (tarifs, horaires et autres codes d’activations).
C’est ainsi que les opérateurs disposent chacun à sa guise plusieurs options tarifaires et plans tarifaires-e fifty-fifty, le friends and family, le Mtn zone, le Mtn night « Mtn 99, psp, Trace mobil, Joker à la minute, à la seconde, Yor, Pay4me etc). La saturation du marché est l'une des explications au ralentissement de la croissance du nombre d'abonnés, avec un taux de pénétration du téléphone mobile (nombre d’utilisateurs ramené à la population du pays) de 10 000 000 de camerounais soit 50% de la population (ce qui n’est pas forcement vrai dans tous les contextes). Le défi actuel n’est donc pas de conquérir le reste des abonnées restant dans la mesure où car le gros des abonnés riches et urbains est déjà couvert. Pour ce faire, il faut les maintenir en les « embrouillant » régulièrement avec des options et plans tarifaires.
Sources Media intel

ligence.
Enjeux marketing
De sources fiables, La téléphonie mobile au Cameroun est en repli pour la première fois depuis 2000. La vrai bataille pour MTN depuis son implantation a toujours été celle d’engranger des abonnées au regard de l’analyse de l’adéquation entre les communications et les actions sur la marché. L’opérateur tient à maintenir sa croissance et contrer l’érosion de l’Arpu -le chiffre d’affaires par client- qui ne cesse de dégringoler. Pour ce faire, il peut ainsi valoriser son parc en entrant dans certains segments (MTN Mobile Corporation et Trace mobile) et aussi en lançant des offres comme celle du forfait quotidien (3000 FCFA) qui donne droit aux appels illimités aux Calls Box exclusivement vers le réseau MTN. MTN table donc sur le fait qu’avoir un grand nombre d’abonnés, implique aussi un grand trafic interne sans frais d’interconnexions. Contrairement à Orange pour qui les services à valeur ajoutée ne sont point le cœur de l'activité et ont des apports de CA plutôt limités selon les stratèges de la boite, Orange totalise plus de 3.5 millions d’abonnés GSM dont 98% de clients prépayés en fin 2009. Dans ce segment de marché, la même pratique est faite à Orange mais les appels sont à 50 cfa/mn Remarquons que contrairement aux autres filiales d’Orange d’Afrique, la marque est moins présente sur le parc d’abonnées au Cameroun. Ceci est durement du à leur position de challenger. La stratégie du groupe français consiste à prendre moins de risques et valoriser les acquis dans un marché où la maison mère selon certaines indiscrétions prélèverait 6 % sur le chiffre d’affaires de chacune de ses filiales, reversés au titre de la Brand License Agreement. Et se console grâce à une croissance à deux chiffres. Pour ce faire, Visiblement, la majorité des actions sont tactiques pour contrer la progression du leader sur le marché. Ceci s’est illustré encore durant la Coupe d’Afrique de Nations où Orange Title Sponsor a eu de la peine pour avoir au Cameroun la même visibilité que d’autre filiale africaine sur le même sujet et aussi sur la campagne supportaire du mondial venue trop tard quant MTN avait déjà saturé les supports depuis janvier.
Bref, dans la logique concurrentielle (action-réaction) de ce secteur oligopole, les opérateurs au Cameroun parfois se perdent dans leurs stratégies et contre stratégie au point où mêmes les régulateurs n’y comprennent que dalle, au dépend des abonnés.
Rostant Tane, Media Intelligence
17:34 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coûts des télecoms
06.06.2010
Cameroon: des nouveaux opérateurs : infos ou intox
Carnet de veille stratégique : Cameroun: des nouveaux opérateurs : infos ou intox
Le ministre des télécoms a annoncé dernièrement deux nouveaux opérateurs des télecoms au Cameroun. Pendant ce temps, l’Etat du Sénégal a octroyé une licence d’exploitation au géant nigérian Globacom. En effet, Globacom a récemment acquis pour 800 millions de dollars un câble sous-marin Glo 1 (de 640 gigabytes par seconde) de 9800 km. Le géant, outre le Nigeria, est aussi présent au Ghana, au Bénin et en Côte d’Ivoire.
A mon sens, une aventure en Afrique central passera impérativement par le Cameroun qui est plus que stratégique pour la pénétration de ce marché. Ce n’est pas seulement dans les télecoms que les nigériens sont présents chez nous : ils ont des parts dans le secteur agroindustriel, de la banque, hydrocarbure et de la communication.
L’autre indice aurait été le présence de plus de trois personnalités nigériennes de première importance lors de manifestation du cinquantaine au Cameroun.
Jean-Pierre Biyiti bi Essam a annoncé qu’en 2011 le Cameroun disposera d’un linéaire de plus de 5.000 km de fibre optique installée. Il est question de renforcer la connexion haut débit de toutes les villes camerounaises qui, à cette échéance seront connectées au réseau Internet a déclaré le ministre.
Il semblerait que des Coréens soient en pôle position pour récupérer désormais cette branche mobile de Camtel, permettant à l’entreprise d’Etat de gagner sur les segments « city phone » et téléphonie mobile. Restera à savoir quel rôle jouera Orange le Co-partenaire sur le projet ACE (approuvé à Dakar le 27 novembre 2008) dans ce développement de la fibre optique au Cameroun.
Quel peut être véritablement l’enjeu pour un nouveau opérateur dans les télécoms quant le segment voix au niveau des populations urbaines à fort revenu est presque déjà couvert par les trois acteurs du secteur au point où les opérateurs ratissent large dans les services des données et bancaires ?
………………..
Rostant Tane rostantane@mediaintelligence.fr
18:13 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télecoms au cameroun
02.06.2010
Bientôt deux autres opérateurs du mobile au Cameroun
Bientôt deux autres opérateurs du mobile au Cameroun
L’annonce est de Jean Pierre Biyiti bi Essam, ministre des Postes et télécommunication (Minpostel). C’était hier, 1er juin 2010, lors de la cérémonie marquant la 145e édition de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. Dans un discours de plus de 10 minutes, l’on retient essentiellement l’annonce sur l’arrivée prochaine de nouveaux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun. Le ministre des Postes et télécommunications affirme que le gouvernement entend mettre l’accent sur le développement de l’infrastructure et une plus grande ouverture du marché. S’agissant de cette ouverture, « elle va permettre, dans les prochains mois, l’arrivée d’un ou de deux opérateurs supplémentaires sur le segment de la téléphonie mobile », annonce Jean Pierre Biyiti bi Essam. On peut cependant s’interroger sur l’échéance exacte puisque le ministre ne donne aucune information précise à ce propos. De même qu’il ne donne aucune précision sur les opérateurs attendus. Toujours est-il qu’il y voit une opportunité de « bénéficier des effets de la concurrence dans ce domaine très sensible et abaisser de manière significative le coût des télécommunications » dans un pays qui compte déjà quelque 8 millions d’abonnés.
Sur la question de l’infrastructure, le ministre des Postes et télécommunications revient sur la mise en place d’un numéraire de plus de 5 000 kilomètres de fibre optique installée d’ici 2011. Ce qui va permettre au Cameroun de renforcer sa connexion haut débit. « Il y a lieu également de signaler la construction à Kribi d’un point d’atterrissement du parc sous marin à fibre optique dont je signerai une convention samedi prochain [5 juin 2010, Ndlr] à Paris au nom du gouvernement camerounais », annonce Jean Pierre Biyiti bi Essam. Ce point d’atterrissement va permettre au pays de faire face à l’augmentation du trafic que ne pourra plus supporter, à brève échéance, le Sat3 à Douala.
Satisfecit et remontrances
Au-delà de ces annonces auxquelles les Camerounais sont habitués sans toujours voir leur concrétisation, le ministre des Postes et télécommunications est revenu sur l’objet même de la célébration qu’il présidait en présence de Clobert Tchatat, ministre du Développement urbain et de l’habitat. En relevant, entre autres, l’implémentation de plus en plus rapide des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le pays. Il cite notamment le taux de pénétration de l’Internet dans les villes camerounaises qui est aujourd’hui de 4% alors qu’il était infime il y a seulement cinq ans. « La plupart des villes ont des connexions Internet, toutes les Universités du pays ont un accès Internet, trois quarts des banques du pays font de la monétique de proximité grâce à l’évolution des Tic… », se targue-t-il.
Mais, tout ce satisfecit est quelque peu rabroué par le message du secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), lu hier lors de la cérémonie de Yaoundé. « Il est paradoxal de constater qu’au centre des villes densément peuplées, des millions et des millions de personnes n’ont pas accès aux moyens de communication et d’information qui sont considérés comme indispensables par d’autres », déplore en effet Dr. Hamadou I. Touré. Il rappelle que le Sommet mondial sur la société de l’information (Genève 2003 et Tunis 2005) avait demandé aux Etats d’envisager l’instauration de mécanismes nationaux pour favoriser l’accès universel, afin de réduire la fracture numérique. Dernier détail, la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, qui se célèbre normalement le 17 mai de chaque année, a été célébrée au Cameroun le 1er juin en raison des festivités des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du pays.
15:10 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.05.2010
Cameroun:Les sociétés de téléphonie appelées à reconsidérer leurs politiques pour avoir des coûts abordables, selon l'UIT (INTERVIEW)
Les sociétés de téléphonie appelées à reconsidérer leurs politiques pour avoir des coûts abordables, selon l'UIT (INTERVIEW)
Par Raphaël MVOGO
YAOUNDE, 23 mai (Xinhua) -- Réagissant aux coûts des communications de téléphonie notamment mobile élevés dans les pays d'Afrique centrale comme au Cameroun par exemple, le chef du bureau sous-régional de l'Union internationale des télécommunications (UIT) basé à Yaoundé, Jean-Jacques Massima Landji, a appelé dans un entretien à Xinhua dans la foulée des 50 ans d'indépendance du Cameroun les régulateurs nationaux à soumettre les opérateurs du secteur à une reconsidération de leurs politiques de développement pour avoir des coûts abordables.
Question : L'un des défis pour l'Afrique centrale et le continent en général, c'est le développement des télécommunications. Comment voyez-vous ce challenge ?
Réponse : Le problème du développement des télécommunications est aussi un enjeu d'intégration au départ, car la dernière décennie a vu l'émergence de la téléphonie mobile, par une augmentation exponentielle du nombre d'adonnés et des moyens de communication mis à la disposition des populations. Toutefois, les nouvelles technologies appellent à ramener la restauration des réseaux de base vers les abonnés, de manière à ce que la convergence aidant, la panoplie de nouveaux services qui sont maintenant disponibles pour le public puissent être pro fitables aussi, comme par exemple les émissions câblées, le télé-enseignement, la télévision par le Net. Tout ce qui est application des TIC (Internet, évolution dans le cyberespace) amène à considérer justement à reprendre le flambeau du développement de l'outil de base qui est le réseau de communication de base au service des populations par un maillage et une couverture territoriale et nationale dans nos espaces économiques.
Q : Avez-vous le sentiment qu'il y a une volonté dans ces pays de s'approprier cette problématique ?
R : Justement, c'est bien là le pendant de ces technologies. Ces technologies sont au carrefour du développement de l'ensemble des autres secteurs. Et au moment où nous allons par exemple au Cameroun faire la revue des Objectifs du millénaire pour le développement qui se fera au mois de juillet, nous sentons que l'échéance de 2015 approche et nous n'avons pratiquement pas amorcer notre enjambée de la rivière qui nous permettra d'évoluer dans cette société d'information. Il y a donc des efforts importants encore à faire de la plupart des pays de notre sous-région en particulier pour s'arrimer à ce décollage réel à la société de l'information qui passe par la mise en place de réseaux largement mais aussi par une éducation collective et la mise à disposition de ces moyens au service de la jeunesse qui, elle, pourra justement mieux éclore et être plus utile à nos sociétés de demain.
Q : Quel est, selon vous, le taux de pénétration des TIC en Afrique centrale ?
R : Globalement en téléphonie mobile, nous avons des progrès appréciables, entre 80 et 90%. Mais en matière d'intégration des services de l'information et de la communication, Internet et les autres, nous sommes encore à moins de 3%. Ce qui est vraiment difficile à rattraper comme déficit. Donc, il faut redoubler d'efforts.
Q : Les coûts des communications demeurent très élevés. Quelles solutions préconisez-vous pour résoudre cette équation ?
R : Cela va de pair, en développant les réseaux largement, les réseaux de fibre optique adéquats qui vont là où il faut, nous pourrons arriver globalement à baisser les coûts des communications, dans la mesure où l'intégration régionale va faire en sorte que les tarifs de rooming vont progressivement diminuer et la compétitivité déjà présente fait en sorte que nous espérons avoir une réduction globale de ces coûts des communications. Parce que ce qui se passe est qu'il ne faut pas venir diminuer le panier de la ménagère en augmentant les tarifs des télécommunications. La valeur ajoutée des services se perdrait au détriment des autres secteurs d'activités.
Q : Faut-il rester aux systèmes de gestion nationaux ou bien doit-on envisager un système de gestion régional ?
R : Les systèmes de gestion régionaux n'apportent pas plus par rapport à la souveraineté des pays sur les télécommunications. C'est un principe régalien qui reste maintenu, mais il faut que les régulateurs qui sont le bras séculier de l'Etat en matière des télécommunications fassent leur travail et avec l'aide des associations des consommateurs amènent les sociétés de téléphonie à reconsidérer leurs politiques de développement pour avoir des coûts abordables pour la plupart de nos populations
10:30 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prix du telephone au cameroun
05.04.2010
Airtel rachète Zain
31 Mars 2010
Le numéro un indien de la téléphone mobile, Bharti Airtel, a conclu un accord portant sur le rachat des actifs africains du groupe koweïtien Zain, pour un montant de 10,7 milliards de dollars (8 milliards d'euros).
Bharti "s'est engagé définitivement dans un accord avec le groupe Zain pour acheter Zain Africa BV pour la somme de 10,7 milliards de dollars", a indiqué la compagnie indienne dans un communiqué mardi soir.
"Cet accord est une étape importante pour l'industrie mondiale des Télécoms et un changement de braquet pour Bharti", a indiqué le fondateur et président de Bharti, Sunil Bharti Mittal, saluant cet accord comme "une étape pionnière dans la coopération sud-sud et une manière de renforcer les liens entre l'Inde et l'Afrique".
Cet accord devrait permettre à Bharti, détenu à 32% par Singapore Telecom, d'entrer sur l'un des derniers marchés mondiaux à forte croissance, l'Afrique, où seulement 36% de la population possède un téléphone mobile.
Le groupe indien, qui a déjà 125 millions d'abonnés indiens, devrait obtenir avec cet accord 42 millions d'abonnés dans 15 pays africains, du Burkina Faso à la Zambie.
10:38 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.02.2010
Vers l’intégration du Gabon dans le réseau de l’économie de la connaissance de la sous région d'Afrique centrale
| Libreville, 10 février (GABONEWS) - Le représentant sous régional de la Banque Mondiale (BM), Olivier P. Fremond, hôte du ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique, Laure Olga Gondjout, a déclaré ce mercredi que, à l’issue de cette audience que « la Banque Mondiale est disposée à apporter son concours au gouvernement gabonais » dans le cadre l’initiative consistant à « relier l’ensemble des pays d’Afrique Centrale aux autoroutes de la connaissance par le biais de l’Afrique de l’Est ». Ainsi, c’est dans le but de dynamiser l’économie numérique et de rendre les pays de la sous région compétitif sur ce plan, que cette initiative a été élaborée par les autorités des différents pays d’Afrique centrale. La BM a rassuré de son soutien financier au Gabon : « Je suis heureux de pouvoir vous confirmer que la BM est disposée à apporter son concours au gouvernement gabonais », a affirmé le représentant de l’institution mondiale au sortir de l’audience, avant de préciser que « pour le moment, je n’ai pas de chiffres clairs en tête, car nous sommes entrain de préparer les budgets et d’évaluer les coûts ». Dans ce cadre, il a indiqué que « la contribution du Gabon à ce projet sera fortement subventionnée par une initiative de la BM dans le secteur des télécommunications au niveau régional ». Après les différentes séances de travail du ministre de la Communication, ce mercredi, il ressort qu’un partenariat (beaucoup plus sur le plan technique) sera établi entre le Gabon et la Corée, selon l’ambassadeur Ohm Sun-Jun dans le secteur de l’économie numérique, tandis que la Banque Mondiale assurera le côté financier dans le processus de la politique d’Emergence dans ce même secteur. L’on note déjà que la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) profitera à partir de cette année 2010 des services internet et de téléphonie reliés par fibre optique. Financé par la Banque mondiale, le projet Central African Backbone permettra à ces différents pays de mettre plus facilement en place une administration électronique fiable et moins coûteuse. Les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficieront, eux-aussi, de la fibre optique à travers la réalisation, en 2010, du projet Central African Backbone (CAB). La Centrafrique, le Congo, le Gabon, la République démocratique du Congo et le Sao-Tome et Principe s’appuieront sur le câble optique qui compte 12 fibres optiques pour le Cameroun et 6 pour le Tchad du pipeline Tchad-Cameroun pour déployer des réseaux en fibre optique dans la zone d’Afrique centrale afin de réduire les coûts de prestation d’internet et de téléphonie, et d’accentuer la capacité des pays membres à mettre en place une administration électronique. Ce projet, qui sera financé par un prêt de 11 milliards de francs CFA remboursables à la Banque mondiale, a été établi lors d’un sommet des chefs d’Etats membres de la CEMAC qui s’est déroulé à N’Djamena en 2007, avec un coût environnemental de 330 millions de francs CFA à intégrer dans les couts du projet. La patronne du département de la Communication avait énoncé les principaux chantiers devant permettre la "connectivité nationale" soutenus par le budget de l’exercice 2010. « Nous avons sollicité une dotation pour accroitre les infrastructures en large bandeé avait-elle indiqué ajoutant que « si le programme est respecté, d’ici juin, l’ensemble des capitales provinces seront dotées de l’Internet ADSL (…) avec un accent particulier sur Franceville, dans la perspective de la Coupe d’Afrique des Nations de football que le Gabon et la Guinée Equatoriale co-organiseront en 2012. Cette démarche de « connectivité nationale », avait-elle précisé, qui englobe tous les département du pays, s’articule avec celle des autres pays de la sous-région à travers le projet ACE lié au transport de la fibre optique. Madame Gondjout avait, sur cette lancée, affirmé que le Gabon avait réintégré ledit projet eu égard à la place qu’occupera désormais l’économie numérique dans le quotidien des Gabonais. GN/DAN/DCD/RA/10 |
17:49 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gabon et télecoms
29.01.2010
Bénin: MTN en conflit avec l’ATRPT pour avoir construit son réseau fibre sans autorisation
Bénin: MTN en conflit avec l’ATRPT pour avoir construit son réseau fibre sans autorisation
L’opérateur téléphonique Gsm Mtn est en crise avec l’autorité transitoire de régulation des télécommunications au Bénin. Une crise qui pourrait entraîner la suspension de ce réseau comme en 2007 où tous les abonnés de MTN et de Moov-Bénin ont été coupés pendant plus de deux mois.
C’est la lune de fiel entre l’autorité transitoire de régulation des télécommunications au Bénin et MTN Bénin . En effet, face au développement de son réseau et dans le soucis d’améliorer ses performances, le groupe Mtn a jugé utile de relier ses équipements installés ici et là à travers une fibre optique à usage interne. Pour ce faire, la société a fait les études nécessaires dont les résultats sont soumis aux autorités de tutelle. Mais contre toute attente, au moment où l’opération a commencé, les responsables de Mtn Bénin ont été surpris de recevoir des injonctions de l’autorité transitoire de régulation des télécommunications que dirige Firmin Djimènou.
L’institution de régulation estime que pour l’avoir mise devant le fait accompli, l’opérateur téléphonique doit lui verser 2% de son chiffre d’affaire soit à peu près 2 milliards de francs Cfa. Les négociations entre Mtn et l’autorité de régulation n’ont pas abouti à ce jour. C’est dans ces conditions que le directeur de la société s’est rendu en Afrique du Sud en fin de la semaine dernière pour informer ses supérieures hiérarchiques. On attend son retour pour la suite. Ce n’est pas la première fois que les opérateurs de Gsm et l’autorité transitoire de régulation des télécommunications, sont à couteaux tirés.
En 2007, tous les abonnés aux réseaux Moov-Bénin et Mtn ont été coupés pendant deux mois pour une affaire d’augmentation du montant de la licence qui est passée de 5 à 30 milliards de francs cfa. A ce jour, le gouvernement n’a fait aucun point au peuple sur le paiement de cette somme. Cette nouvelle crise pourrait entraîner une nouvelle fois la suspension de Mtn, le plus grand réseau Gsm au Bénin.
(Source: 24 heures au Benin)
09:10 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bénin mtn, conflit avec l’atrpt
25.01.2010
Cameroun: Une partie du pays privée d'Internet
Cameroun: Une partie du pays privée d'Internet
Internet Communications - Une partie du Cameroun, dont la métropole économique Douala et ses environs, a été privée d'Internet pendant deux jours suite à une "défaillance technique", a constaté la PANA sur place.
"C'est un problème qui ne dépend pas de nous, mais d'une défaillance technique du câble sous-marin SAT3 survenue au point d'atterrissage de la fibre optique en haute mer, non loin de Douala", explique Claude Kamajou, fournisseur des services Internet à Douala.
Depuis mercredi, la connexion à Internet n'est pas disponible à Douala et ses environs, causant d'énormes préjudices aux utilisateurs de ce moyen de communication en vogue au Cameroun. Dans la capitale économique camerounaise, la quasi-totalité des cybercafés ont tourné au ralenti, Internet étant leur principale "matière première".
"Tout est vide ici. Quand il n'y a pas Internet c'est le chômage technique. Personne ne peut surfer ni même appeler, encore moins émettre un fax à l'étranger, car notre téléphone est arrimé à Internet", fulmine Patricia Ouandji, gérante de cybercafé au quartier Cité Cicam à Douala. Elle déplore "un énorme manque à gagner évalué à près de 100 000 FCFA" en deux jours.
D'autres services comme les structures financières en charge du transfert d'argent, des agences de voyage, des journaux On-line ont aussi souffert de cette rupture d'Internet.
Benjamin Gérard Assouzo'o du service de la communication de la Cameroon Telecommunications (Camtel), l'entreprise parapublique en charge de l'exploitation des télécommunications, tout en regrettant la situation, affirme que des équipes de techniciens ont été déployées sur le lieu de la rupture aussitôt que la défaillance a été détectée afin de remettre les choses dans l'ordre.
La connexion Internet a été entièrement rétablie à Douala et ses environs vendredi à la grande satisfaction des usagers. La liaison Internet du Cameroun est assurée par le SAT3, qui est un projet sous-marin entre plusieurs pays dont, entre autres, le Nigeria, l'Angola, la Guinée équatoriale, Madagascar et l'Afrique du Sud.
Douala - Pana 23/01/2010
19:09 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fribe optique et internet au cameroun
18.01.2010
CONGO - BRAZZA : Licence de téléphonie mobile au groupe Bintel
CONGO - BRAZZA : Licence de téléphonie mobile au groupe Bintel
Les autorités congolaises ont accordé vendredi à la société Equateur Télécom Congo, filiale du groupe Bintel, une licence devant lui permettre d'exploiter, comme quatrième opérateur après Zain, MTN et Warid, le réseau GSM en République du Congo, a appris Xinhua samedi auprès du ministère congolais des Postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication.
"C'est une licence de téléphonie mobile pour exploiter une opération GSM dans notre pays", a expliqué le ministre Moungalla lors de la remise de ladite licence dont le montant de son acquisition n'a pas été révélé.
L'arrivée de ce nouvel opérateur s'inscrit dans le cadre du développement de ce secteur créateur d'emplois et qui entend contribuer efficacement dans l'économie nationale.
Son implantation devra favoriser une réelle vulgarisation du téléphone mobile au Congo, mais aussi son intégration dans les moeurs des congolais avec une plus grande couverture nationale.
"Les deux considérations qui permettent a un gouvernement responsable a réponde de façon positive à une demande de licence l'ordre technique qui se rapporte à sa capacité d'octroyer des fréquences, et l'ordre économique qui consiste a dire que notre marché est encore a potentiel", a expliqué le ministre des postes.
Installé au Gabon et en Centrafricaine, le nouvel opérateur espère apporter en République du Congo ce que les congolais attendent de la téléphonie mobile. Ces attentes se situent au niveau de ce secteur dans la fiabilité du réseau et la réduction des coûts d'appels, bien qu'appréciable aujourd'hui en comparaison à certains pays d'Afrique.
"Le Congo est un pays stable, un pays où l'ambiance de l'investissement est rassurée. En ce qui concerne notre installation, on va commencer notre travail tout de suite, afin de mettre le réseau dans le pays. Nous allons le faire on exploitant notre cahier de charge", a indiqué le directeur du groupe Bintel, Dr Tourba, justifiant le choix porté sur ce pays.
Le secteur des télécommunications compte parmi les déclencheurs identifiés par les institutions financières internationales ( Banque mondiale et FMI) pour son atteinte au point d'achèvement de l'Initiative pays pauvres très endettés (PPTE).
Les autorités congolaises ont décidé de rendre ce ecteur créateur d'emplois plus rentable avec la mise en place d'un outil chargé de lutter contre la fraude.
L'installation de cet outil a été rendu possible grâce au partenariat noué entre la direction générale de l'administration centrale des postes et télécommunications (DGACPT) et Global Voice Group, une société de droit américain.
La décision d'installer ces équipements auprès des opérateurs de la téléphonie, tant public (Sotelco) que privés (Zain, MTN et Warid) est liée à des raisons fiscales et au souci de l'Etat de connaître le nombre des minutes entrantes au Congo. Car, les appels venant de l'étranger échappent au contrôle de l'Etat, notamment les nombres de minutes entrantes, la nature et la qualité des appels.
afriquinfos
09:51 Publié dans Télecommunications en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bintel, congo brazza

