24.12.2008
CFI relance ses études d’audience
CFI relance ses études d’audience
De décembre 2007 à juillet 2008, CFI a lancé une série d’études d’audience dans 13 villes africaines : Douala, Bamako, Abidjan, Dakar, Niamey, Maradi, Zinder, Ouagadougou, Bobodioulasso, Cotonou, Parakou, Abomey/Bohicon et Kinshasa. Cette activité ancienne à CFI a connu un véritable renouveau à la faveur du plan images Afrique et du fonds d’appui aux télévisions du ministère des Affaire étrangères et européennes (MAEE), mais aussi grâce à un nouveau mécanisme de co-souscription proposé par la TNS-SOFRES. Ce club de souscripteurs que l’on nomme désormais Africascope, regroupe aux côtés de CFI 4 autres membres fondateurs : TV5monde, France Télévisions Publicité Internationale, Canal + Horizon et RFI.
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31.08.2008
Sondages et mesures d'audience au cameroun
Rostand Tane - Les enjeux des sondages sont énormes
INTERVIEW
29 Avril 2008
Publié sur le web le 29 Avril 2008
Justin Blaise Akono(Mutation)
Le promoteur du centre d’analyse, de veille stratégique des médias explique le sondage qu’il effectue au Cameroun.
En quoi consiste votre travail d’études de veille ou de sondage ?
Nous sommes amenés à scruter l’actualité et identifier les opportunités et les menaces d’une entreprise de communication, en général. Les sondages rentrent alors dans une stratégie de développement d’une entreprise. Ils permettent, en amont, de juger de la capacité réelle de l’entreprise. Ce sont les mêmes objectifs pour une entreprise commerciale ordinaire. Même si dans l’audiovisuel, secteur dans lequel j’évolue, c’est un sondage d’audience que j’effectue.
Quelle est la fiabilité des sondages faits au Cameroun?
Le sondage constitue le point de départ de toute politique de tarification en matière de média, en général. Nous nous sommes aperçus au fil des années que ce qui tenait lieu de sondage au Cameroun n’apportait pas une réponse précise aux promoteurs des supports ainsi qu’aux annonceurs. Les études ne prennent pas souvent en compte, en amont, les besoins de l’annonceur, qui a besoin de savoir, par exemple, quel est le programme de télévision le plus regardé au Cameroun, quel est le profil des téléspectateurs, etc. Tel est le travail d’un média planer. Quant aux promoteurs, ils ont besoin de savoir ce que valent leurs médias dans cet environnement concurrentiel. Toutes ces données ont besoin d’une étude d’audience au préalable.
Il y a deux types de sondages. Des études ad hoc commandées par des entreprises et des études qui peuvent être de simples études. Alors, il faut qu’elles soient homologuées par la plus haute autorité audiovisuelle qui, au Cameroun, devrait être le conseil national de la communication, car les enjeux sont énormes. Malheureusement, en n’en connaît pas encore. Raison pour laquelle les sondages doivent être menés avec beaucoup de minutie et de méthodologie.
Et du point de vue méthodologique?
Il y a de très bons statisticiens, qui font de bonnes études sociales, sans malheureusement avoir la culture publicitaire ou médiatique. Ce qui ne leur permet pas de prendre en considération certains paramètres indispensables à la compréhension. Au Cameroun, les données ne sont pas toujours vraies, en ce qui concerne les programmes qu’on présente comme étant les plus regardés.
Pouvez-vous vous essayer dans le domaine politique comme cela se passe en Occident ?
Nous avons tablé sur le domaine audiovisuel qui est assez concurrentiel. Nous avons estimé que le besoin dans ce domaine était plus exprimé. Si nous nous rendons compte demain que la politique nous en demande, on pourra éventuellement se pencher dans ce domaine. En matière de réglementation, à ma connaissance, il y a comme un vide juridique.
Quels sont les préalables académiques pour se lancer dans une telle profession?
Le préalable est la passion. Le cursus académique prévoit des études en sciences sociales avec une spécialisation en communication. La filière indiquée ici est la documentation et des modules tels que la connaissance des médias, la publicité, les relations publiques. Dans ce métier, on a plus besoin d’un savoir faire que des connaissances académiques.
20:55 Publié dans Etudes media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télé, téledistribution, réglementation, veille media, etudes media